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Le château

Chateau champsaur village st léger

Au départ prieuré créé par les moines de Cluny  vers l’an 1200, l’actuel château a connu plusieurs phases de construction.
A l’origine, il ne comportait que le bâtiment central sans étage.
La façade qui longe la route et les deux tours incorporées au corps de logis datent de cette époque : ces tours possédaient une toiture en pointe  qui a été intégrée à la toiture du bâtiment lors de la surélévation de celui-ci au  19° siècle.
Devenu la propriété du Seigneur de St-Léger, le prieuré a été agrandi et transformé par Charles Salomon du Serre (évêque de Gap au début du  17° siècle) en 1612.
Ce dernier, proche cousin du Duc de Lesdiguières, a sans doute bénéficié de l’aide de celui-ci d’où certaines analogies avec l'architecture militaire.
Les armoiries de la famille du Serre (un cerf avec 3 roses) sont toujours visibles au-dessus du portail.

Parmi les nombreux aménagements dus à la famille Du Serre, on peut noter l'enceinte de murailles percées de meurtrières (bouches à feu) avec ses  quatre tours d'angles (dont deux sont encore intactes et les deux autres marquées par leurs  bases) et dont chacune avait un rôle particulier :
- celle du Nord-Ouest (tour du lierre) servait de tour de garde. A l'étage, se trouve un soufflet de forge utilisé soit pour entretenir le feu, soit pour couler des munitions. Une échelle de perroquet permettait d'accéder au toit où un pourtour de planches servait de chemin de ronde du soldat chargé de veiller sur tous les points d' arrivée au village.
- la tour du sud-est abrite un gigantesque pigeonnier qui occupe toute la hauteur de la tour : les centaines de nids qui abritaient les pigeons étaient accessibles par une échelle tournante montée sur un pivot de bois (toujours en place).
Au pied de cette tour, mais à l'extérieur de la muraille, on retrouve un four à pain qui pouvait être utilisé par les gens du village.
Les 2 dernières tours de la fortification sont en ruine.
Hors des remparts, dans la partie Nord se trouvait un moulin (en ruine) ; sa roue à aube, entraînée par un torrent issu du canal d'arrosage a disparu depuis plusieurs décennies, lorsque le château était inhabité.
Outre les aménagements défensifs, d'autres travaux en firent une résidence agréable :
- le vaste jardin suspendu domine le village, avec son bassin central et son perron de pierres.
- la cour intérieure, avec son bassin à 4 jets  alimentés par une source du château.
Après l'évêque Charles Salomon du Serre, qui s'était retiré à Saint-Léger vers la fin de sa vie, un autre évêque a laissé des traces à St-Léger : il s'agit de l'évêque Sixt (Francis) de Narbonne dont la famille possédait le château au début du XVII ° siècle.
Puis, c'est la famille Lavalette, propriétaire après Monseigneur Sixt qui vendit le château aux actuels propriétaires : la famille Brochier, en 1801.
Antoine Brochier décida d'habiter Saint-Léger ; il entreprit des transformations pour faciliter l'hébergement de sa nombreuse famille (18 enfants), l'escalier extérieur fut remplacé par un magnifique escalier intérieur en chêne et on surélevât le bâtiment  dont les deux tours  à toiture en pointe ont été intégrées au bâtiment avec une toiture avec une seule pente.
Inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1996, le château et ses abords sont désormais l'objet du dispositif de protection qui tend à assurer le respect de l'intégrité de ce témoignage de l'histoire locale.

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